Archive pour la catégorie ‘Ingénieurs du son’

Stéphane « Alf » Briat

Stéphane Briat, dit « Alf » est devenu aujourd’hui un ingénieur du son incontournable du paysage musical français. En intervenant sur les débuts de Air ou de Phoenix, Thomas Dutronc, Arnaud Fleurent-Didier, Camelia Jordana, les rockers de Mustang, Sophie Hunger et bien d’autres sont venus chercher chez lui un style et une signature sonore inimitable.

Ce représentant de la « French Touch », tout en restant dans l’ombre tout au long des étapes de la production, accompagne les artistes pour que leur disque sonne « honnête » comme il le précise lui-même. Aujourd’hui, il travaille dans son studio parisien appellé « Bleeps ».

Par ailleurs, il participe au développement du « Biscuit » de chez OTO Machines, un processeur d’effets sonores mondialement connu.

Mastering audio pour les formats vidéos

Le portage de la bande son d’un film « cinéma » vers les formats grands publics (TV, DVD, BluRay) pose souvent de gros problèmes et le spectateur doit souvent « jouer de la télécommande » pour pouvoir suivre les dialogues ou ne pas être assourdi par les effets spéciaux.

Cyril Holtz et Niels Barletta viennent nous parler de leur nouveau projet : le mastering audio pour les formats vidéos.
Ils adaptent ainsi le mixage du film et appliquent un ensemble de traitements à la bande son cinéma pour assurer une compatibilité optimale avec la multitude de formats vidéos disponibles aujourd’hui (TV HD, DVD stéréo et 5.1, BluRay stéréo et 5.1, etc…).

RCS 2010 – Entretien avec l’équipe son du film biographique de l’homme à la tête de chou

Réunis autours de Franck Ernould (journaliste, ingénieur du son), David Rit (perchman), Jean Goudier (monteur-son), Cyril Holz et Philippe Amouroux (co-mixeurs) nous décrivent étape par étape, la réalisation de la bande son du film « Gainsbourg, une vie héroïque » de Joann Sfar sur lequel ils ont travaillé ensemble. De la prise de son au montage, du montage au mixage. Cette équipe technique-son exceptionnelle nous fait vivre cette grande aventure en s’appuyant sur les exemples concrets  de ce film particulier.

RCS 2010 – British Grove Studios

RCS 2010 – British Grove Studios

5 ans d’exploitation du studio British Grove, le studio de Mark Knopfler, avec David Stewart (directeur technique), et Dave Harries (consultant, ex-directeur technique d’Abbey Road). C’est dans ce studio que Geoff Emerick, commandité par la BBC, a ré-enregistré l’album « Sgt Pepper » en 2008, en utilisant les mêmes techniques que celles de l’enregistrement originel, effectué 40 ans plus tôt. Geoff Emerick nous présente 45 ans au service de la créativité sonore.

Animée par Gisèle Clark (rédactrice en chef de la revue « RéalisaSon ») et Terry Nelson (consultant), cette émission-débat a été enregistrée au SAE Institute Paris le 27 mai 2010.

RCS 2010 – Bruitage et créativité par Nicolas Becker

Bruitage et créativité : Nicolas Becker, bruiteur, ingénieur du son et musicien, nous présente ses travaux.

Avec la participation de Philippe Amouroux et de Cyril Holtz (ingénieurs du son, mixeurs), Didier Maingreaud (journaliste Realisason), cette émission-conférence a été enregistrée au SAE Institute Paris le 26 mai 2010.

RCS 2010 – Le studio c’était (toujours) mieux avant ?

Le studio, c’était (toujours) mieux avant ?

Suite de la table ronde orchestrée en 2009 par Franck Ernould, avec cette année : Franck Ernould (Le site), Angel Ramos (Studio Omega, www.revenonsalamusique.com), Karim Succar (Karism productions), Olivier Bloch-Lainé (La Frette Studio), et Klaus Blasquiz (CNSMDP, La caverne de Klaus Blasquiz), David Hachour (Color Sound).

Enregistré lors des Rencontres de la Création Sonore au SAE Institute Paris le 27 mai 2010.

Pierre Jacquot (1/2)

Pierre Jacquot (2/2)

Pierre Jacquot, musicien classique et arrangeur s’est formé de manière empirique, travaillant à ses débuts comme petite main dans les grands studios français. Devenu un des plus grands ingénieurs du son, il est reconnu et appelé dans le monde entier.

C’est avec beaucoup d’humilité qu’il parle de son activité, de ses rencontres avec Peter Gabriel et de nombreuses stars du Rock et de la Pop. Il aborde également la technique du son et ses mécanismes qu’il nous distille au creux de l’oreille mais d’où perce une passion illimitée.

Bref un grand moment d’échanges que l’on découvre avec volupté.

Philippe Teissier du Cros (1/4)

Philippe Teissier du Cros (2/4)

Philippe Teissier du Cros (3/4)

Philippe Teissier du Cros (4/4)

– « Tu sais, c’est une star du son, me souffle-t-on à l’oreille. »

J’observe d’un oeil goguenard un grand gaillard discutant dans le studio, s’animant devant le matériel, un micro, les éclairages, s’étonnant des caméras.

– « Hummmmm, j’aime cela, me dis-je, c’est un curieux ! Allez à l’abordage Mr Teissier du Cros. Voyons ce que vous avez dans la tête et surtout dans les oreilles. »

Et oui, Philippe Teissier du Cros est un grand manitou des studios d’enregistrements. Il faut écouter son travail d’une finesse exemplaire qui vous enthousiasme au plus haut point. Tous ses enregistrements sont mûrement réfléchis avec un sens artistique indéniable, éclaboussé d’une sensibilité inouïe.

A vos oreilles, chers auditeurs, écoutez un homme artisan, artisan mais de grand luxe !

Avec Philippe Teissier du Cros et Christophe Bouillot, cette émission a été enregistrée à Paris les 26 janvier et 23 février 2010 par Marion Delhaye.

Karim Succar

Karim Succar nous présente son métier de compositeur de musique d’illustration, de publicité et de générique de télévision, avant de nous faire partager la réalisation d’un de ses grands projets, la création de son prestigieux studio d’enregistrement associé à sa maison d’édition et de production musicale « Karism productions ».

Bercé et passionné par la variété française et internationale de tout temps, Karim Succar défend conjointement avec de nombreux artistes comme Stanislas, le developpement d’un nécessaire et précieux contenu artistique de qualité dans la production d’album d’aujourdhui.

Emission enregistrée à Paris le 12 octobre 2009 par Marion Delhaye et Christophe Bouillot.

RCS 2009 – Le studio c’était mieux avant ?

« Le studio, c’était mieux avant ? » – Tout est dans le point d’interrogation.

Jamais les outils de production sonore n’ont été aussi sophistiqués. Jamais les conditions acoustiques des studios et des cabines mieux connues. Les prix des équipements ont chuté. Les possibilités de diffusion ont explosé…

Et pourtant, l’énergie créative, le processus de composition, de création, l’élan qui animait bien des séances de studio dans les années 80 et 90 semblent avoir disparu, remplacés par une démarche de « recherche qualité » avec des recalages temporels et fréquentiels qui évoquent davantage une technique de fabrication industrielle. L’outil informatique, avec ses facilités, aurait-il tué la prise de risques ? Pourquoi n’ose-t-on plus livrer de contenus tellement retravaillés qu’ils en deviennent stériles, sans vie, tout l’inverse des disques parfois foutraques des années 60 et 70, qu’on aime justement pour leurs défauts ?

En parallèle, les « palaces internationaux » de l’enregistrement, chers et suréquipés, mais sans aucun risque dans les racks, symbole de la mondialisation triomphante dans le domaine musical des années 90 et 2000, agonisent ou n’évoluent plus. Une nuée de cabines de producteurs et de studios souvent « faits main » se créent depuis quelques années, redonnant vie à un concept des années 60 : chaque studio est unique, le matériel qui s’y trouve est le reflet des options de son propriétaire/ingénieur du son, et s’il ne plaît pas, on va ailleurs ! Alors, le studio, ce sera mieux après ? À eux d’en écrire l’histoire !

Autour de la table ronde, des « anciens » (Jean-Pierre Janiaud, Yves Jaget, Jean Taxis), des « nouveaux (Jérôme Frulin, Guillaume André), un acousticien (David Argélliès) et un importateur (Christophe Bouillot).

– Franck Ernould –