Archive pour la catégorie ‘RCS 2009’

RCS 2009 – Le BluRay, un nouvel espace de création

L’objectif est de faire découvrir le très riche potentiel qu’offre le Blu-ray Disc en matière de création sonore, tant au niveau de la variété des formats qu’il supporte que des résolutions extrêmes qu’il permet, tout en s’insérant avec facilité aux côtés d’une image haute définition. En marge d’une édition de films de qualité prestigieuse avec l’addition de nouvelles fonctionnalités pour une interactivité de haut niveau (Bonus View et BD-Live), le Blu-ray est un média qui peut supporter des applications musicales (concerts, opéras, production musicale avec accompagnement vidéo) où l’image sera accompagnée par du son de qualité. Non content de préserver toute la richesse d’un son original avec des codages en 24bits @ 192 kHz, le Blu-Ray Disc va permettre d’élargir notre espace d’écoute grâce au format multicanal en « 7.1 ».

Certains ont déjà perçu tout l’intérêt que l’on pouvait tirer de cette richesse en termes de formats, de résolutions, de configuration en multicanal avec une totale flexibilité au point de n’utiliser ce support que pour des productions exclusivement audio, d’où l’apparition de la dénomination de Blu-Ray Audio-Only.

Cette émission a été enregistrée à la SAE Paris le 12 mai 2009 avec la participation de Jean José Wanègue, sous l’impulsion de Gisèle Clark de la revue « Réalisason ».

RCS 2009 – Les transferts audio par IP (1/2)

RCS 2009 – Les transferts audio par IP (2/2)

Depuis longtemps, Internet, l’emblème du réseau IP, est utilisé pour télécharger de la musique fortement codée. Mais utiliser un réseau IP pour délivrer en temps réel plusieurs flux audio de haute qualité pose des problèmes particuliers. D’autant plus que « source » et « destination » doivent se trouver alors qu’elles cachent derrière leurs pare-feu et rester synchrones alors que le transmission est notoirement asynchrone.

L’audio sur IP « AoIP » devient incontournable pour les radios et TV, en remplacement des lignes spécialisées, louées ou téléphoniques; ce pourrait bien être le devenir pour la production musicale ou la post-production.

Sujets abordés : notion de transfert de flux et de fichier, mise en paquets des signaux, problèmes liés à la transmission en paquets, recommandations de l’UER pour les contributions audio sous IP.

Conférence menée par Alain Delhaise et Alain David.

Emissions enregistrées le 13 juin 2009 à la SAE Institute – Paris lors des Rencontres de la Création Sonore 2009.

Pour écouter la conférence, cliquez ici : [url=http://www.audiopeople.fr/Podcast/RCS2009/RCS_AudioIP.mp3]1ère partie[/url] / [url=

L\'acoustique des studios d\'enregistrement

Terry Nelson décrit le « cahier des charges » d’un studio d’enregistrement ou de production sonore : quelle finalité d’écoute ? stéréo ou multicanale ? pour la musique ou pour le film ? Les fondations du studio posées, il abordera toutes les phases de réalisation pour une acoustique réussie. Sujets abordés : traitement acoustique, diffuseurs et réflecteurs, résonnance, onde stationnaire et réverbération, dimension du lieu, logiciel d’évaluation et de calcul, etc…

Cette émission a été enregistrée à la SAE Paris le 12 mai 2009 avec la participation de Terry Nelson, sous l’impulsion de Gisèle Clark de la revue « Réalisason ».

Terry Nelson est ingénieur du son, prestataire en installation de studios, calibration de salles et collaborateur à la revue RéalisaSon.

Loudness : le bout du tunnel

L’apparition de la télévision en haute définition et avec une diffusion du son en multicanal entraine une refonte totale de la mesure du niveau sonore. Les différences de niveaux électriques, d’un programme à l’autre ou d’un diffuseur à l’autre, obligent l’auditeur à modifier régulièrement son niveau sonore. La mesure électrique ayant montré son incapacité à résoudre la problématique du niveau subjectif perçu, il aura fallu attendre une diffusion numérique et une norme consensuelle de l’ITU pour estimer ce niveau subjectif et modifier le niveau électrique avant émission ou après réception. On peut enfin espérer voir le bout du tunnel avant que le CSA ne tranche de manière unilatérale.
Les sujets débattus : mesures électriques du signal, psychoacoustique et niveau sonore, niveau subjectif équivalent, objectif et mesure du loudness, ITU BS-1770-1, RT 19 de la CST et P/LOUD de l’UER, etc…

Wes Dooley : de RCA à AEA

Interview de Wes Dooley

RCA a cessé de fabriquer ses fameux microphones à ruban en 1955. Très apprécié par les ingés-son (et désormais par les collectionneurs), ces micros se sont faits de plus en plus rares dans les studios.

Wes Dooley, spécialiste des capteurs à ruban, en a repris la fabrication sous la bannière de sa société AEA, se procurant le matériau identique pour la fabrication du ruban, ainsi que les outils nécessaires pour en assurer la production dans leur configuration originelle, mais avec les moyens logistiques d’aujourd’hui.
Au-delà de la présentation de ses produits, Wes Dooley, figure emblématique de l’audio pro version US, parle de cette technologie avec passion et humour. Ses apparitions font toujours salle comble aux conventions de l’AES.

Suite à cette conférence, nous avons missionné Klaus Blasquiz et Alain Le Kim pour interviewer Wes Dooley. Une interview d’un passionné, faite par des passionné. Si on n’avait pas enregistré cela sur un Nagra à bande, ça aurait pu durer des heures…

NB : conférence et interview en langue anglaise.

Cette émission a été enregistrée à la SAE Paris le 12 mai 2009 lors de la première édition des Rencontres de la Création Sonore.

Jean-Pierre Bameulle : la créativité en restauration sonore

Jean-Pierre Bameulle a consacré toute sa vie professionnelle au son, des studios Vogue à Acousti, du Studio de Milan aux côtés de Gérard Manset à Radio Monte-Carlo. Depuis quelques années, il exerce la profession de « restaurateur sonore ». Tout comme le retoucheur d’images fait revivre les traits d’un être cher dans un album de photos terni par le temps, Jean-Pierre Bameulle fait la même chose avec les sons. Le but de la restauration audio est de rendre au document original toutes les qualités qu’il pouvait avoir lors de sa création.

Il s’agit donc de nettoyer, déparasiter, trier le bon grain de l’ivraie entre les défauts et le signal utile, dont il est parfois difficile de faire la différence lorsque le matériel est en mauvais état. Jean-Pierre étaiera ses propos avec des séquences sonores, avant et après restauration.

Cette émission a été enregistrée à la SAE Paris le 13 mai 2009 lors de la première édition des Rencontres de la Création Sonore.

RCS 2009 – Prod et post prod en multicanal (1/2)

RCS 2009 – Prod et post prod en multicanal (2/2)

L’Association Française du Son à l’Image a pour objectifs de développer des relations, échanger des informations, discuter des méthodes, contribuer à résoudre des problèmes techniques et organiser des rencontres entre les différents intervenants de la chaîne sonore dans la production cinématographique et audiovisuelle.

Jean-Francois BAU, Francis Rotstein, Jean Casanova et Philippe Vandendriessche nous présentent leurs travaux sur la prise de son « multicanal » au moyen de systèmes de microphones coïncidants, et la description d’un outil permettant de décoder ou de dématricer tous types de fichiers « multicanal » au format B, DMS, et H2 Zoom.

Mikkel Nymand, musicien, producteur, diplômé « Tonmeister » de la « Royal Danish Academy of Music », nous donne son point de vue sur la captation en « multicanal », abordant les aspects techniques et artistiques pour la prise de son de musique classique et de variété. Mikkel Nymand collabore avec DPA (Danish Pro Audio, constructeur de microphones) depuis l’an 2000. Il nous présente un système de captation « multicanal » en 5.1 à partir de capsules non-coïncidentes.

RCS 2009 – Philippe Vandendriessche et le son de Séraphine

Lors d’une conférence donnée pendant les Rencontres de la Création Sonore 2009, Philippe Vandendriessche présente son travail sur la bande son du film « Séraphine » de Martin Provost, 7 fois césarisé. Pour ce film d’exception, reposant sur la personnalité particulière de Séraphine Louis, (magistralement interprétée par Yolande Moreau), Philippe Vandendriessche a privilégié le son direct, et nous expliquera le rôle fondamental que les rapports humains ont joué sur la qualité finale de la bande son.

RCS 2009 – Le studio c’était mieux avant ?

« Le studio, c’était mieux avant ? » – Tout est dans le point d’interrogation.

Jamais les outils de production sonore n’ont été aussi sophistiqués. Jamais les conditions acoustiques des studios et des cabines mieux connues. Les prix des équipements ont chuté. Les possibilités de diffusion ont explosé…

Et pourtant, l’énergie créative, le processus de composition, de création, l’élan qui animait bien des séances de studio dans les années 80 et 90 semblent avoir disparu, remplacés par une démarche de « recherche qualité » avec des recalages temporels et fréquentiels qui évoquent davantage une technique de fabrication industrielle. L’outil informatique, avec ses facilités, aurait-il tué la prise de risques ? Pourquoi n’ose-t-on plus livrer de contenus tellement retravaillés qu’ils en deviennent stériles, sans vie, tout l’inverse des disques parfois foutraques des années 60 et 70, qu’on aime justement pour leurs défauts ?

En parallèle, les « palaces internationaux » de l’enregistrement, chers et suréquipés, mais sans aucun risque dans les racks, symbole de la mondialisation triomphante dans le domaine musical des années 90 et 2000, agonisent ou n’évoluent plus. Une nuée de cabines de producteurs et de studios souvent « faits main » se créent depuis quelques années, redonnant vie à un concept des années 60 : chaque studio est unique, le matériel qui s’y trouve est le reflet des options de son propriétaire/ingénieur du son, et s’il ne plaît pas, on va ailleurs ! Alors, le studio, ce sera mieux après ? À eux d’en écrire l’histoire !

Autour de la table ronde, des « anciens » (Jean-Pierre Janiaud, Yves Jaget, Jean Taxis), des « nouveaux (Jérôme Frulin, Guillaume André), un acousticien (David Argélliès) et un importateur (Christophe Bouillot).

– Franck Ernould –