Archive pour la catégorie ‘Débats / tables rondes’

RCS 2010 – Le studio c’était (toujours) mieux avant ?

Le studio, c’était (toujours) mieux avant ?

Suite de la table ronde orchestrée en 2009 par Franck Ernould, avec cette année : Franck Ernould (Le site), Angel Ramos (Studio Omega, www.revenonsalamusique.com), Karim Succar (Karism productions), Olivier Bloch-Lainé (La Frette Studio), et Klaus Blasquiz (CNSMDP, La caverne de Klaus Blasquiz), David Hachour (Color Sound).

Enregistré lors des Rencontres de la Création Sonore au SAE Institute Paris le 27 mai 2010.

Le cabaret russe à Paris (1/2)

Le cabaret russe à Paris (2/2)

Accompagnée par Constantin Kazansky, Bielka est venue au studio pour nous conter ce qu’a été et ce qu’est la chanson traditionnelle russe vue du côté français. Elle raconte avec enthousiasme ses débuts dans les quartiers parisiens dans des endroits mythiques comme le « A Balalaïka » fondé par Marc de Loutchek, grand lieu de retrouvailles de tous les émigrés russes.

Bielka a la particularité de représenter la glace et le feu de par la tonalité de sa voix. Elle sait à la perfection jouer de cette tessiture grave, chaude, envoutante qui ferait damner jusqu’au dernier le mâle humain. A contrario elle peut vous faire frissonner l’échine par la maestria dont elle fait preuve pour jouer de cette voix si particulière aux pays de l’Est, à la fois très pure, montant très haut dans les aigus avec ce côté glacial rappelant les longs hivers de l’hémisphère nord.

Avec Bielka et Constantn Kazansky, Auteur, compositeur, interprète, cette émission a été enregistrée à Paris le 2 février 2010 par Marion Delhaye.

RCS 2009 – Le studio c’était mieux avant ?

« Le studio, c’était mieux avant ? » – Tout est dans le point d’interrogation.

Jamais les outils de production sonore n’ont été aussi sophistiqués. Jamais les conditions acoustiques des studios et des cabines mieux connues. Les prix des équipements ont chuté. Les possibilités de diffusion ont explosé…

Et pourtant, l’énergie créative, le processus de composition, de création, l’élan qui animait bien des séances de studio dans les années 80 et 90 semblent avoir disparu, remplacés par une démarche de « recherche qualité » avec des recalages temporels et fréquentiels qui évoquent davantage une technique de fabrication industrielle. L’outil informatique, avec ses facilités, aurait-il tué la prise de risques ? Pourquoi n’ose-t-on plus livrer de contenus tellement retravaillés qu’ils en deviennent stériles, sans vie, tout l’inverse des disques parfois foutraques des années 60 et 70, qu’on aime justement pour leurs défauts ?

En parallèle, les « palaces internationaux » de l’enregistrement, chers et suréquipés, mais sans aucun risque dans les racks, symbole de la mondialisation triomphante dans le domaine musical des années 90 et 2000, agonisent ou n’évoluent plus. Une nuée de cabines de producteurs et de studios souvent « faits main » se créent depuis quelques années, redonnant vie à un concept des années 60 : chaque studio est unique, le matériel qui s’y trouve est le reflet des options de son propriétaire/ingénieur du son, et s’il ne plaît pas, on va ailleurs ! Alors, le studio, ce sera mieux après ? À eux d’en écrire l’histoire !

Autour de la table ronde, des « anciens » (Jean-Pierre Janiaud, Yves Jaget, Jean Taxis), des « nouveaux (Jérôme Frulin, Guillaume André), un acousticien (David Argélliès) et un importateur (Christophe Bouillot).

– Franck Ernould –

La loi Hadopie

Et oui, la loi Hadopi a été adoptée par les députés de l’Assemblée Nationale, ces derniers au nombre impressionnant de 2 douzaines. Pensifs sur cette nouvelle loi si contestée déjà écartée dans de nombreux pays européens, abandonnée par la Nouvelle Zélande qui sera suivie sous peu par l’Australie, notre oeil s’attarde sur un gros titre du journal Le Monde « défendons le libre commerce des idées et de la création » écrit par Antoine Galimard. Cette loi concernant particulièrement les auteurs compositeurs ne va-t-elle pas être le frein puissant pour une nouvelle vague désireuse de se faire entendre en dehors des formatages grossiers de l’industrie de disque ?

Nous analysons les conséquences et le détail de cette loi notamment en ce qui concerne les téléchargements via internet. Cette loi protège-t-elle les droits des auteurs, compositeurs et interprètes, ou au contraire défend-elle les intérêts de l’industrie du disque ? N’est-elle pas écrite pour ne progéter qu’une petite partie des artistes, éditeurs et producteurs de musique ? Pourquoi le mécanisme de la licence globale a-t-il été rejeté ?

Patrice Lazareff, ingénieur du son et journaliste, a participé activement en temps que juriste à l’étude des lois Dadvsi et Hadopie.

Une émission enregistrée à Paris le 19 mars 2009 par Marion Delhaye et Christophe Bouillot.

Le Boléro

« Quand on parle du Boléro, la première portée de musique qui nous vient en tête est le Boléro de Ravel. Il a marqué exceptionnellement son époque. Cependant le Boléro plongeant ses racines à la fois au coeur de l’Europe de l’Est, du Pakistan et de l’Inde mystérieuse, traverse les campagnes vers l’ouest jusqu’en Espagne au 17eme siècle avant de passer l’Atlantique pour se matérialiser de nouveau en Amérique latine. Eternel sphynx renaissant de ses cendres, il s’épanouit dans les contrées mexicaines pour ensuite se propager vers Cuba, les Etats-Unis et le Brésil.

De nombreux airs de Boléro ont accompagné la vie de chaque humain sans qu’il en soit toujours conscient : du « Piensa mi » bouleversant dans le film « Talons aiguilles » de Pedro Almodovar à « Besame Mucho » par Dalida, Guy Marchand ou « Los Machucambos » et bien d’autres. »

Avec Alfredo Cutufla (bongo, chant/Venezuela), Kent Biswell (Guitare, chant/Colombie), Julio Font (piano acoustique/Cuba), Felix Toca (guitare basse/Cuba), Atilio Cardenas (congas, claves/Venezuela), présenté par Marion Delhaye, enregistré le 24 novembre 2008.
Les exemples musicaux ont totalement été improvisés au cours de l’émission, à des fins de démonstration et d’illustration.

Diner radiophonique – août 2008

Premier dîner radiophonique Audio People.
En ce mois d’août 2008, nous avions rassemblé quelques ingénieurs du son (et néanmoins amis) autour d’une table du Old Navy (un bistrot typique en plein coeur de Saint Germain des Prés à Paris).
Les convives :
– Veronica Ferraro (Super Sonic Scale) ;
– Bruno Gruel (Elektra Mastering) ;
– Yves Jaget (Yellow Sub) ;
– Rodoplhe Plisson (AVRM) ;
– Gaël Yvan (Flux::).

Au menu (en dehors des oeufs mayonnaise) des discussions sur le mastering, la situation du marché du disque, un peu de technique et quelques anecdotes…

Une diner animé par les convives, ponctué par Christophe et Jakez et « techniqué » par Philippe Labroue.

La musique latine

Ne vous est-il jamais arrivé de passer des vacances au bord de mer, mollement couché dans un hamac, un verre de mojito à la main, à écouter les yeux clos, des rythmes latinos envoûtants ? et de penser… salsa ? hmm… non pas salsa… mais qu’est ce que c’est que cette musique ? Et une fois revenu dans les vapeurs méphitiques des voitures, dans les soucis du bureau, un soir, fatigué vous vous égarez dans des rayons d’un disquaire à la recherche de ces sonorités couleurs de soleil, de bleu azur, de vert d’une végétation luxuriante, couleur de fruits mûrs.

Afin de vous rappeler ces instants de grâce de moiteur tropicale, ces rires latinos communicatifs, nous vous entraînons dans la reconnaissance des cinq principaux rythmes de musique d’Amérique Latine. Voyagez les yeux fermés avec Alfredo Cutufla aux percussions, Kent Biswell à la guitare et Cuchi Almeida à la basse; un enchantement !

Un très grand merci à Alfredo, Kent et Cuchi. Tous les exemples musicaux ont été improvisés en direct.

Le Romance espagnol

Un débat avec Cristina Delume, auteur-interprète, Professeur Haïm Vidal Séphiha, Professeur émérite des universités (Sorbonne, Paris III), Paco de la Rosa, auteur-interprète, écrivain et professeur, Claude Costiou, enregistré à Paris le 15 février 2008, animé par Marion Delhaye.